samedi 21 mai 2011

Aller au cinéma. C'était plus qu'un plaisir quand j'étais jeune - une évidence, presque une obligation.

J'allais au cinéma comme on respire. Je ne loupais aucune sortie. J'avais un avis sur tous les films. Aller les voir était une évidence.

Puis j'ai eu un peu moins de temps.Puis certains réalisateurs m'ont enquiquinés et je ne voyais plus l'obligation d'aller les voir : l'évidence ne s'imposait plus.

Puis j'ai eu du mal à aller voir des films avec des amis. Nos goûts se spécialisaient, et puis voilà qu'ils n'avaient plus le temps non plus. Du coup, ils faisaient social : ils allaient au cinéma avec leur mère, leur grand mère, leur tante, leur amis, bref, ils n'y allaient plus pour le film.

J'ai fait pareil aussi.

Et voilà, je ne vais plus au cinéma qu'une petite fois par mois...

mercredi 2 février 2011

La vérité sur Marie, de Jean-Philippe Toussaint, c'est pas un livre exécrable. C'est intelligent, bien tourné, écrit avec esprit et construit. Mais c'est l'oeuvre d'un fabricant, d'un faiseur, il n'y a pas d'âme, absolument pas. C'est totalement vide, le roman est à l'image de ses personnages.


La dernière page cite Pivot, apparemment emballée par la longue description de la fuite d'un cheval dans l'aéroport de Tokyo. Or toute cette description ne même à rien, strictement à rien. Le cheval court, dans un paysage soigneusement décrit et il ne se passe strictement rien. C'est laborieux et inutile.


Pour autant, ça n'est pas mal écrit, ni inintelligent. Mais ma question est la suivante : pourquoi autant de finesse, d'intelligence et de travail au service de rien ?

mercredi 22 décembre 2010

La neige n’a pas bloqué seulement les routes, mais également les voies ferrées et les aéroports. Retards dans les trains, avions annulés… c’était vraiment la « pagaille » dans les transports en commun mercredi en fin de journée. La SNCF et la RATP ont fait état jeudi en fin d’après-midi d’un retour à la normale sur leurs réseaux. A Roissy comme à Orly, Aéroports de Paris (ADP) a annoncé un « retour progressif à la normale », signalant toutefois « des retards d’une à deux heures en moyenne ».

dimanche 19 décembre 2010

Le mot « patronyme », d’origine grecque, signifie « nom du père ». Il peut désigner deux sortes de nom différents :

* le nom de famille Page d'aide sur l'homonymie est un nom héréditaire qui se transmet de parent à enfant, en principe inchangé sur plusieurs générations ;
* le nom patronymique est, dans certaines cultures, le prénom du père d’une personne rappelé avec le prénom propre de cette personne (typiquement Xxx, fils de Yyy ou ben Yyy) ; il change donc à chaque génération.

mardi 16 novembre 2010

A faire ou pas. Les bonnes résolutions, est-ce que ça sert ? On ne sait pas. Mais pourquoi s'en priver...
Waouh !

Des petits liens vers des blogs que j'aime bien, il faut cliquer si je ne m'abuse.

jeudi 12 août 2010

Ma soeurette rousse a accouché mardi matin d'une petite fille.
Merci aux nouveaux parents qui viennent de nous rajouter un peu de douceur au monde, et qui vont trimer pendant 20 ans pour que leur petit bout de douceur enrichisse l'humanité.
Chuis toute émue. J'adore les naissances.

Je suppose qu'il va falloir que j'arrête de lui envoyer des vêtements de grossesse.

vendredi 16 juillet 2010

Aux Feuillantines

Mes deux frères et moi, nous étions tout enfants.
Notre mère disait: jouez, mais je défends
Qu'on marche dans les fleurs et qu'on monte aux échelles.

Abel était l'aîné, j'étais le plus petit.
Nous mangions notre pain de si bon appétit,
Que les femmes riaient quand nous passions près d'elles.

Nous montions pour jouer au grenier du couvent.
Et là, tout en jouant, nous regardions souvent
Sur le haut d'une armoire un livre inaccessible.

Nous grimpâmes un jour jusqu'à ce livre noir ;
Je ne sais pas comment nous fimes pour l'avoir,
Mais je me souviens bien que c'était une Bible.

Ce vieux livre sentait une odeur d'encensoir.
Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir.
Des estampes partout ! quel bonheur ! quel délire!

Nous l'ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
Et dès le premier mot il nous parut si doux
Qu'oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire.

Nous lûmes tous les trois ainsi, tout le matin,
Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain,
Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes.

Tels des enfants, s'ils ont pris un oiseau des cieux,
S'appellent en riant et s'étonnent, joyeux,
De sentir dans leur main la douceur de ses plumes.